lundi 16 mai 2016

5 mai 2016 : Une journée particulièrement bien encadrée

Pauline Guedj, 2016 (Collages sur cadre en bois)
    Pour cette 2ème édition du Tournoi des AS, Pauline avait peaufiné, bichonné et bouchonné un superbe cadre permettant de glorifier et immortaliser bobines de vainqueurs et trombines de participants disposés à se faire joliment encadrer. Car un cadre, loin d'être du superflu, est bien plus qu'un accessoire délimitant. Il relève d'une esthétique qui sanctuarise l'image qu'il accueille. En l'isolant du reste, en gommant les bas-côtés, il cornaque le regard, se fait écrin magnifiant une œuvre ! Le cadre enlumine, il est ouverture et, pour l'humaniste polymathe du Quattrocento Leon Battista Alberti (1404-1472), "comme une fenêtre ouverte sur le monde", en l'occurrence ici, le microcosme du badminton, temporairement en agitation ascensionnelle au pied du Pic Saint-Loup.
    A tel point que le cadre, sans image, vide, nu, peut devenir, objet artistique à part entière, œuvre d'art et désormais objet de collection (n'hésitez pas à surenchérir, celui de Pauline cherche preneur !).
   
     La création de Pauline participe, à sa façon, à la composition d'un tableau, à la structuration d'une narration. Avec ses incrustations jaunes et noires (les couleurs Tréviésoises), il contextualise l'évènement, sans toutefois détrôner les vedettes locales qui se sont glissées derrière. Degas ne disait-il pas que "le cadre est le maquereau de la peinture ; il la met en valeur mais ne doit jamais briller à ses dépens" !
Mâitre Guignol ?
    Parfois, le cadre peut même agir comme un "trompe l'œil", être un "faux cadre" (comme en peignait Pere Borrell del Caso, 1874), d'où les spécialistes du cadrage-débordement semblent "sortir du tableau", pour faire effraction dans l'espace !
    Mais, avec ses rideaux (ses tentures ?), le cadre de Pauline ne fait-il pas plutôt office de castelet, de rideau fenêtré (ou proscenium) ? Un théâtre de Guignol ?  Un décors délimitant un espace scénique où quelques "comiques", en compagnie de leur Madelon et armés de leur raquette-tavelle (1), n'ont pas hésité à donner spectacle, où quelques futurs Gnafrons (aux nez bientôt rougis) ont levé haut le coude (de la victoire) !

 (1) La tavelle est le nom donné au bâton de bois utilisé par Guignol pour roser vilains et gendarmes.
Madelon, parfois surnommée "Mère la Grogne", étant la fenotte - épouse en parlé lyonnais - de Guignol.

Palmarès de cette 1ère journée :
Mixte R4-R5
Vainqueurs : Buffet Erwan (ABIL)/Fabien Sandrine (AMB)
Deuxièmes : Tekeyan Audric/Varinard Laura (UnaNîm'Bad)

Mixte R6 :
Vainqueurs : Tamain Bruno/Brillet Marin (SGSC)
Finalistes : Saint Paul Olivier/Belotti Marie (MBC)

Mixte D7-D8 :
Vainqueurs : Arich julien/Launoy Claire (ABIL)
Finalistes : Houlié Benoit/Coutant Elfi (BCAppameen)

Mixte D9-P1
Vainqueurs : Mahmoudi Mohamed/Derra Evelyne (BCL 34)
Finalistes : Laroche Lucas (MBC)/Vernier Perrine (BCBG)

Mixte P1-P3-NC
Vainqueurs : Bellosta Tristan/Marc Clotilde (OBC Nîmes)
Finalistes : Pellerano Morgan/Delmas Mélanie (AVB)

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