vendredi 10 février 2017

28 janvier 2017 : Tournoi de Maguelonne

"Scène de ménage"
    Sympa ce tournoi uniquement de double, organisé par le club de Villeneuve-lès-Maguelone sur un samedi.
   Journée maussade haut dehors, pluvieuse en matinée et donc responsable de quelques infiltrations humides sur le court Central, plic-ploc, plic-ploc. Une tentative de sabotage expressément endiguée par un personnel hautement qualifié, formaté pour faire face à tout type d'intrusion aqueuse et... en profiter pour lustrer le parquet ! En effet, illico, un technicien de surface a bondi sur son accessoire préféré, son inséparable doudou-calinou : sa Peille (1), pour s'activer avec conviction sous l'œil envieux de toutes les ménagères de plus de... pas mal d'ans.
    (1) Peille (définition à l'attention des estrangés) : serpillière en Sétois (de l'Occitan pelha : chiffon).

    Sur le document ci-contre, on notera l'impeccable maîtrise, l'aisance technique, la maestria, la superbe décontraction avec laquelle le robuste (camouflé en badiste, pour se fondre dans le décors et ne pas nuire à l'ambiance) résorbe, gomme, annihile, l'agent perturbateur.
    Arrêtons nous un instant pour détailler l'altière attitude : solidité de l'équilibre, fermeté du jarret (fruit d'années d'astiquage et de peaufinage), maîtrise du savoir-faire rotatif de la gambette, et surtout, surtout, détachement total du regard, dénotant une exceptionnelle maîtrise de la vision panoptique (si chère au philosophe anglais Jeremy Bentham). Une libération visuelle qui indique, non une quelconque désinvolture, mais tout au contraire une hyper conscience professionnelle, une capacité de décentrement anticipatoire, résolument orientée vers la recherche, le repérage, la scrutation, d'éventuelles autres imperfections.
    On notera également dans sa dextre une magnifique tapette, au design révolutionnaire ! Un objet certes passé de mode, aujourd'hui détrôné par l'aspiro, mais au combien bien plus efficace pour dépoussiérer tapis et moquettes, et surtout bien moins compliqué à ranger et aisément transportable. Habillement glissé dans une housse adéquate, cet accessoire, qui a fait le bonheur de toutes les fées du logis jusqu'à la fin des années 50, le suit partout ! Merci à l'artiste pour cette spontanée leçon d'entretien !
Louis et Maëlia, Vainqueurs Mixte D8-D9
   Après cet éloge de la magnificence de ce "petit travailleur infatigable", cet "homme nouveau", ce héros zélé, discipliné, utilisable, "homme moyen" si cher à Robert Musil (auteur de L'Homme sans qualités, 1952 et du plus connu Les Désarrois de l'élève Törless, 1906), nous nous intéresserons au parcours des deux seuls ASDAS inscrits à ce tournoi (le dimanche il y avait R3, et les Spartacus du club se reposaient avant d'affronter les redoutables Gangeois...). Maëlia et Louis étaient une nouvelle fois unis par le double mixte, pour le meilleur et... pour le meilleur ! Puisqu'ils ont à nouveau accroché une victoire à leur désormais prolifique palmarès. Victoire en série D8-D9, au terme d'un parcours sans faille, où ils ont remporté tous leurs matchs en deux sets et sur des scores sans appel. Juste une petite frayeur, dans le premier set de la demi-finale contre Matthieu Armangau et Peggy Brondex de l'ASR, remporté 22-20, mais second empoché sans coup férir 21-13. Finale contre une paire des Volants de Calvisson, Thierry Ponot et Valérie Boyer, remportée un peu sur le même tempo : 21-19/21-11.

Chorégraphie gagnante !
Finalistes du Double Homme R4-R5

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